Tourisme en Guadeloupe : la catastrophe !


« Le pire n’est plus devant nous en Guadeloupe, la réalité est déjà là, et elle est désastreuse« . Ces propos émanent de l’UMIH Guadeloupe (Union des Métiers et des industries de l’hôtellerie) qui communique sur un chiffre terrible : -73%.

La chute drastique des réservations en direction de la Guadeloupe a atteint en décembre 2021 le fond du gouffre. L’aéroport Pôle Caraïbes Guadeloupe annonçait à fin septembre 2021 un trafic passagers aérien annuel cumulé en retrait de près de 55 % par rapport à 2019 et de près de -15 % par rapport à 2020.

« Il faut se rendre à l’évidence : la sauvegarde des emplois du secteur privé de la Guadeloupe, et donc des entreprises Guadeloupéennes ne peut plus passer par des dispositifs complexes et de routine« .

L’UMIH Guadeloupe est mobilisée, car le secteur entier des industries touristiques de la Guadeloupe est gravement touché. Et cela inclut naturellement les restaurateurs, les travailleurs indépendants qui y sont rattachés, et les agents de voyages. Pas uniquement l’hôtellerie.

« Le secteur entier est touché. Pas encore coulé, mais ça viendra si l’on n’y prend pas garde« .

L’urgence consiste à simplifier les dispositifs étatiques d’indemnisation, à les rendre lisibles, donc compréhensibles pour les très petites entreprises et les travailleurs indépendants.

L’urgence consiste à accélérer la vitesse de versement des indemnisations : le ministre de l’économie et des finances a très honnêtement reconnu la lenteur excessive de ses services. La solution qu’il propose est d’augmenter le nombre de fonctionnaires chargés de cette tâche.

Pour l’UMIH Guadeloupe, cette réponse ne semble pas pertinente. « Nous ne souhaitons pas une obligation de moyens, mais une obligation de résultat. Dès lors que la procédure est numérique, nous proposons que l’indemnisation soit versée immédiatement. Ce qui fonctionne pour le prélèvement à la source doit pouvoir fonctionner pour le versement à la source ».

L’urgence consiste aussi à modifier immédiatement les seuils d’indemnisation.
L’indemnisation des entreprises ne pouvait récemment être envisagée que si les entreprises perdaient 80 % de leur chiffre d’affaires, puis le seuil a été ramené à 65 %, puis le ministre a décidé de le porter à 50 %. Quand le syndicat des agences de voyages (EDV) propose de réduire ce seuil à 40 % et quand l’UMIH Guadeloupe propose de le fixer à 30 %.

« L’idée est simple : nous préférons que les entreprises entrent à l’hôpital pour être soignées et sauvées, et non pour être admises directement au service de réanimation pour être mises sous respiration artificielle, trop tardivement, et peut-être fatalement« .





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