Virgin Galactic : les résas sont rouvertes !
7 avril 2026 Michel Messager Aucun commentaire Techno Etats Unis, Michael Colglazier, Sir Richard Branson, Spaceport America, Virgin Galactic 1914 vues
Pendant qu’Artémis 2 poursuit allègrement son vol vers la lune, Virgin Galactic rouvre ses inscriptions. Rappelons que le dernier vol de Virgin Galactic a eu lieu en juin 2024 et que depuis cette date, Virgin a laissé de côté son premier prototype, le VSS Unity, au profit de son et nouveau vaisseau, le Delta Class.
Nouveau vaisseau dont les tests débuteront cet été pour des vols commerciaux prévus dès l’automne.
Comme on peut le constater, sir Richard Branson reste fidèle à ses idées et plus que jamais croit au tourisme spatial comme une activité commerciale crédible et rentable.
Bref Rappel
Virgin Galactic a été fondée en 2004 sous l’impulsion du milliardaire Richard Branson qui souhaitait s’imposer dans le secteur naissant du tourisme spatial.
La société a lancé ses premiers vols spatiaux commerciaux en juin 2023, en envoyant un équipage de trois personnes de l’armée de l’air italienne et du Conseil national de la recherche italien en orbite suborbitale.
Après cette première mission (Galactic 01), une seconde a suivi en août de la même année, embarquant un équipage de trois citoyens privés.
Les vols suivants se dérouleront à un rythme quasi mensuel, Virgin Galactic enchaînant sept vols commerciaux consécutifs et ce jusqu’à
la dernière mission Galactic 07 en juin 2024.
Les nouveaux vaisseaux ‘’Delta Class’’
Comme l’avait indiqué à la fin du dernier vol VSS Unity, Michael Colglazier, le patron de Virgin Galactic : « avec le Delta Class il s’agit d’un tournant pour l’entreprise, au moment où nous consacrons pleinement nos ressources à la production de nos vaisseaux spatiaux Delta de nouvelle génération, dont la mise en service commerciale est prévue pour 2026. »
Les nouveaux vaisseaux ‘’Delta Class’’ embarqueront six passagers au lieu de quatre sur les VSS.
Plus robustes que leurs prédécesseurs et demandant donc une maintenance minimale, les ‘’Delta Class’’ pourront ainsi multiplier les fréquences.
L’objectif Virgin Galactic est d’augmenter progressivement la cadence pour mieux absorber les coûts de développement et d’exploitation, transformant ainsi un exploit technologique en activité régulière.
L’entreprise prévoit de construire initialement deux ‘’Delta Class’’ pour, dans un premier temps, proposer jusqu’à 125 vols par an, puis à terme 400 vols par an !
Comme l’a souligné Branson : « le nouveau vaisseau est capable d’effectuer un vol, de revenir sur Terre et d’être prêt pour un nouveau décollage en seulement deux jours. »
C’est toujours le vaisseau mère VMS Eve qui tractera le Delta Class jusqu’à 45 000 pieds avant de le larguer pour atteindre les 80 kms, limite de l’espace selon les standards américains, offrant ces fameuses trois minutes d’apesanteur pour contempler la courbure de notre planète.
Par la suite, le vaisseau redescendra en vol plané pour atterrir sur le tarmac du Spaceport America, le spatioport principal de Virgin Galactic.
Réservations des vols
Après l’annonce par Blue Origin, propriété du milliardaire Jeff Bezos, de l’arrêt (momentané) de ses programmes de tourisme spatial pour se consacrer à la course à la Lune, Richard Branson a confié à Bloomberg : « de ce fait la situation du marché a évolué et dans ce contexte, Virgin Galactic entend intensifier ses activités et reprendre la vente de billets pour des vols suborbitaux. »
Il convient de rappeler que Virgin Galactic a déjà vendu environ les trois quarts des 800 premiers billets à un prix oscillant entre 200 000 et 250 000 dollars, avant d’ugmenter ultérieurement le prix unitaire à 450 000 dollars.
En ce début avril, Virgin Galactic a rouvert les réservations pour ses futurs vols suborbitaux, avec un tarif désormais fixé à 750 000 dollars par siège.
Dans un premier temps, il faut savoir et le PDG Michael Colglazier ne s’en cache pas : « que 50 tickets ont été émis pour sonder le marché, avant de revoir les prix à la hausse. »
Un problème cependant demeure : Quid pour les clients de la première heure qui ont acheté leurs billets il y a une décennie à 200 000, 250 000 ou 450 000 dollars.
Pour ceux-ci la pilule va être dure à avaler, puisqu’ils vont être forcés de patienter pendant que les nouveaux acheteurs à 750 000 dollars leur grillent la priorité au nom de la survie financière de la firme…
L’entreprise assume ce repositionnement, estimant que sa future flotte pourra à terme voler plus souvent, avec une structure de coûts mieux adaptée que celle de son précédent véhicule.
Elle prévoit également, qu’à mesure que le nombre de vols augmentera, le prix de ces voyages diminuera progressivement.
Espérons que l’adage « Les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent » soit respecté.
Michel Messager
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