Pourquoi Tui ouvre autant de clubs ? La réponse de Jean Baptiste Delsuc
10 avril 2026 Evelyne Dreyfus Aucun commentaire Production Albanie, Club Lookéa, Club Marmara, Jean-Baptiste Delsuc, TUI 2273 vues
Quelle productivité chez TUI France ! Pourquoi tant d’ouvertures de clubs ? Cet été, pas moins de dix nouveaux Clubs Lookéa et Clubs Marmara ouvrent leurs portes en Albanie, en Bulgarie, en Egypte, en Espagne, en Grèce, au Maroc, en Tunisie. Un appel irrésistible vers un été sans prise de tête ?
Mais qu’est-ce qui favorise autant d’ouvertures ? « Le besoin de nouveauté de notre clientèle qu’il s’agisse de nouveaux clubs ou de nouvelles destinations » nous explique Jean-Baptiste Delsuc, Directeur du tour-operating chez TUI France, interrogé par La Quotidienne.
L’Albanie comme destination à découvrir en est un bon exemple tout comme Saïdia sur la riviera du Nord marocain encore peu connue.
S’ajoute à cela la nécessité pour ces marques d’augmenter leur offre sur des destinations traditionnellement très prisées comme la Crête entre autres.
« Cette dynamique, poursuit Jean-Baptiste Delsuc, découle autant d’une reprise attendue après le grand creux des années Covid que d’un retour en force des clubs qui, au total, en France, accueillent annuellement 1million 800 000 clients ».
A une époque où il se murmure que le voyage personnalisé et individualisé serait le nouveau graal, on se fait une idée pas toujours exacte de la clientèle qui apprécie les séjours en clubs vacances.
Jean-Baptiste Delsuc dénombre cinq typologies : les « clubeurs » qui veulent profiter à fond de toute l’offre, les « pachas » qui se font d’avance leur planning d’activités personnalisés, les « explorateurs » qui viennent pour l’ambiance mais sont surtout friands d’excursions, les « sportifs » qui vont s’essayer à toutes les nombreuses propositions sportives et enfin les « tribus ».
Les tribus viennent surtout en juillet/août avec leurs enfants, petits ou ados, même si hors vacances familiales les adultes apprécient des road-trips ou des séjours personnalisés. Il faut bien reconnaître que côté maîtrise du budget, les clubs « tout inclus » sont imbattables et que cela reste un atout majeur de la formule.
Outre des offres régulièrement renouvelées, qu’est-ce qui différencie les clubs Marmara ou Lookéa de la concurrence accrue des autres, type clubs indépendants ou Airbnb Expériences ?
« La présence toujours nombreuse d’animateurs dans nos clubs, la qualité de leur formation (tous les animateurs passent 6 mois en formation et 6 mois en animation dans la seule école diplômante, Klaxon Rouge, située à Quimper).
Et surtout, rappelle Jean-Baptiste Delsuc, le contact client qui chez nous est primordial. Nos animateurs partagent des repas avec les clients, recueillent leurs appréciations ou leurs critiques.
Ce qui nous permet de nous ajuster continuellement aux évolutions de la demande ».
Si l’avenir se construit avec un grand souci d’éco-responsabilité, il se construit aussi avec la technologie contemporaine (jeux vidéo, récupération des retours clients) mais avant tout sur la dimension humaine.
«Etonnamment, constate Jean-Baptiste Delsuc, on pense parfois que le club c’est un tourisme de masse. Or c’est surtout un partage, chacun avec son profil, qui peut participer à des activités de groupe ou non ».
Et puis, cet été il faudra regarder avec attention la nouvelle génération de Villages, pensés par TUI France. Baptisés « Iconique Club Marmara », ces lieux incarnent une nouvelle vision du club de vacances, où l’expérience immersive se conjugue aux standards de l’hôtellerie.
Elle concerne quatre lieux dès cet été l’Iconique Club Marmara Del Mar (Majorque – Espagne), l’Iconique Club Marmara Grand Bleu (Corse), l’Iconique Club Marmara Doreta Beach (Rhodes – Grèce), l’Iconique Club Marmara Sicilia (Sicile –Italie).
Au programme des expériences « signature » comme la table d’hôtes, des activités tendances comme le padel, des espaces de co-working pour accueillir les «bleisures » (clients mi-vacanciers, mi-travailleurs à distance), etc.
La majorité des clubs sous ombrelle TUI a, cette année, l’immense avantage d’être joignable par moyen-courrier donc sans stress.
La nouvelle formule « Plan B » est convaincante, elle aussi.
Elle permet de réserver tôt et de modifier la destination choisie jusqu’à 15 jours avant le départ. L’adaptation est aux commandes.
Propos recueillis par Evelyne Dreyfus
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