L’étrange « suicide » d’un employé de Boeing relance le débat
13 mars 2024 Frédéric De Poligny Aucun commentaire À la une Boeing, Etats Unis, John Barnett 5343 vues
C’est la BBC qui a annoncé hier la mort de John Barnett, employé de Boeing pendant 32 ans, de 1985 jusqu’à son départ en retraite en 2017. De 2010 à 2017, il occupait un poste de superviseur « Qualité » à l’usine dernier-cri de North Charleston où sont fabriqués les Boeing 787 Dreamliner, des appareils destinés aux vols long courrier.
Depuis sa retraite, ce lanceur d’alerte, avait dénoncé publiquement les nombreux manquements aux standards de fabrication qu’il avait observé à l’usine de Charleston.
Des manquements à la sécurité qu’il avait toujours signalé à sa hiérarchie, mais qui n’avaient jamais été pris sérieusement en compte par Boeing.
Pour la compagnie, seule comptait la capacité de produire les avions aussi vite que possible. Pas question de ralentir la ligne de production.
John Barnett a témoigné qu’il arrivait aux ouvriers, lorsque certaines pièces manquaient, d’utiliser sciemment des pièces dont les standards étaient inférieurs aux normes et qui avaient été mises au rebut, afin de pouvoir tenir la cadence. Evidemment Boeing a toujours nié ces faits.
Il avait aussi déclaré que des tests sur le système des masques à oxygène, montraient un taux de non fonctionnement de l’ordre de 25 %.
En bref en cas de dépressurisation de certains 787 Dreamliner,, un quart des masques à oxygène auraient pu ne pas fonctionner ! Là aussi Boeing a nié les faits.
Cependant en 2017 la FAA (Federal Aviation Administration), l’organisme de surveillance et de régulation a apporté de l’eau au moulin de John Barnett.
Le rapport de la FAA atteste qu’un certain nombre de pièces qui avaient été considérées non conforme étaient devenues introuvables dans l’usine…
A la même époque, Boeing a admis que certains des réservoirs à oxygène utilisés en cas de dépressurisation, et fournis par un sous-traitant, ne fonctionnait pas correctement, mais que, bien évidemment, aucun d’eux n’avait jamais été installé sur un avion …
Frédéric de Poligny
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