Sous un magnifique soleil de printemps le plus grand salon professionnel du tourisme au monde a ouvert ces portes ce matin du 3 mars dernier avec l’envie de fêter agréablement ses 60 ans de bons et loyaux services. C’est l’Angola qui est cette année le pays à l’honneur. Mais malheureusement les dramatiques événements qui secouent le Moyen-Orient impactent forcément ce qui aurait dû être la grande fête collective du tourisme et des voyages.
Ce matin à l’ouverture les stands de plusieurs pays du Moyen-Orient étaient désespérément vides, Dubaï, Irak ou Qatar par exemple.
Par contre certains membres de la délégation de l’Arabie Saoudite étaient bien présents.
Est-ce une décision de non-participation au salon, comme c’est le cas pour Israël qui l’a annoncé dès dimanche, ou cela est peut-être la conséquence de la suspension des vols depuis les hubs de la région avec la fermeture des principaux aéroports, Dubaï, Abu Dhabi, Bahreïn, empêchant la venue des exposants.
Ces fermetures des espaces aériens vont aussi avoir un impact négatif sur une partie des visiteurs attendus à ITB, car nombreux sont les professionnels en provenance d’Asie, d’Océanie et de l’Océan Indien qui avaient choisi des vols sur ces grandes compagnies du Moyen-Orient avec escales obligatoires dans les hubs de la région.
Pour beaucoup il sera impossible de venir, le salon fermant ses portes dès jeudi soir.
Alors que le trafic aérien marque un début de reprise avec quelques vols programmés au départ de l’aéroport d’Abu Dhabi à partir d’aujourd’hui, il faudra au moins plusieurs semaines sans incident pour que les choses reviennent à peu près à la normale dans la région.
Bien évidemment, la grande majorité du salon fonctionne parfaitement et l’effervescence habituelle est de mise.
ITB Berlin est immense avec ses innombrables halls ou chacun se hâte d’aller d’un rendez-vous à un autre…
Ici nul besoin de faire un petit jogging matinal, une journée au salon est vous êtes sûr de parcourir plusieurs kilomètres…
Frédéric de Poligny