Gare, gare, gare à Gary Cooper


Stature incontournable majeure du cinéma américain des années 1930-1950, Gary Cooper est pendant ces deux décennies un des plus grands champions du box-office aux États-Unis et dans le monde entier.

Ses films engrangent plus d’une centaine de nominations diverses et il est personnellement nommé à cinq reprises pour l’Oscar du meilleur acteur (il reçoit la statuette deux fois, en 1942 et 1953). En 1961, James Stewart accepte en son nom un Oscar d’honneur pour l’ensemble de sa carrière, et sa mort, la même année, sonne la fin de « l’âge d’or de Hollywood ».

Gary Cooper, de son vrai nom Franck James Cooper, est né le 7 Mai 1901, à Helena, dans l’état du Montana. Il grandit en Angleterre puis gràce à ses talents de cavalier enchaîne les apparitions comme figurant au cinéma.

Finalement, n’étant pas le seul à s’appeler Franck Cooper à Hollywood, il remplace son prénom par celui de Gary, un pseudonyme qu’il doit au nom de la ville de Gary, située dans l’Indiana, d’où était originaire son agent.

Il tourne son premier film parlant en 1929 avec The Virginian, un western de Victor Fleming. Il partage ensuite l’affiche de Cœurs brûlés (1930) avec Marlene Dietrich où il impose son charisme indéniable et une classe naturelle.

La stature impressionnante, la voix claire, le jeu affiné, l’acteur connaît très vite une incroyable popularité qui l’érige en star du cinéma des années 1930 aux années 1950.

Durant ces vingt ans de carrière, il ne cessera de varier les registres en excellant aussi bien dans le drame (Peter Ibbetson, 1935) que dans le film d’aventure (L’Adieu aux armes, Les Trois Lanciers du Bengale) ou la comédie sentimentale (Sérénade à trois).

L’acteur enchaîne les productions sous la direction de cinéastes renommés : Cecil B. DeMille (Une aventure de Buffalo Bill, Les Tuniques écarlates), Ernst Lubitsch (La Huitième Femme de Barbe-Bleue), Henry Hathaway (La Glorieuse Aventure), William Wyler (Le Cavalier du désert), Frank Capra (L’Homme de la rue).

Mais c’est avec le drame de guerre réalisé par Howard Hawks qu’il devient le célèbre Sergent York et glane l’Oscar du meilleur acteur en 1941.

Pour toute une génération de cinéphiles des années 1950 et 1960, pour lesquels le western fut, selon l’expression d’André Bazin, « le cinéma américain par excellence », Gary Cooper incarne l’ex-shérif Kane de High Noon (Le train sifflera trois fois, 1952), de Fred Zinnemann.

Gary Cooper meurt un samedi dans sa maison de Los Angeles à la suite d’une longue et douloureuse maladie. L’acteur, à qui on avait administré les derniers sacrements, venait d’avoir soixante ans.





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