[1]Me voilà en train de prendre mon deuxième Doliprane de la journée.
Ah, ce foutu dérapage mal contrôlé sur la chaussée malgré mes super chaussures spéciales mauvais temps !
Rien n’y fait, je me suis bien vrillé la cheville.
Pourvu que ça passe et que je finisse pas à l’hosto avec une atèle.
Je pense que l’entorse a été évitée mais de justesse. Décidément, la chance et moi, c’est un peu comme la technologie !
Que voulez-vous, c’est comme ça.
Y’a des gens bénis et puis y’a moi !
Enfin, heureusement tout va mieux ainsi que mes tympans qui frémissent déjà au bip soudain du téléphone.
« Julie bonjour ».
« Oh, Madame Martin, comment allez-vous ? Vos vacances à l’Alpe d’Huez se sont-elles bien déroulées ? »
Comment ça, non ?
« Vous n’avez pas pu toucher la neige » ?!
Mais pourtant, Météo France nous rabâche à longueur de soirée qu’il y a de la neige à ne plus quoi savoir en faire.
Un accident ? Une plaque de verglas !
« Aie, ne m’en parlez pas, je vois parfaitement de quoi vous parlez. J’ai justement frôlé la catastrophe ce matin même. »
Pas vous, à ce que je comprends. J’espère au moins que l’appartement vous a plu.
Comment ça, vous ne savez même pas à quoi il ressemble ?!
Madame Martin m’explique alors gentiment qu’en montant les dernières marches la menant au chaleureux logement détecté ensemble, elle est tombée net sur son bras.
A peine au sol, elle a très vite compris que celui-ci avait cédé sous son poids.
Direction les urgences de la station puis le CHU de Grenoble.
Résultat : double fracture du coude et déplacement de la clavicule. Immobilisation : 3 semaines minimum.
Aie ! Et son prochain voyage qui est prévu pour dans un mois et demi. Tant pis !
Allez ça ira mieux demain !
J’embrasse tous les moniteurs de ski… et les infirmiers aussi !
Julie Labrune, 28 ans.
Conseiller en Voyages