Le géant de l’aviation européenne fait face à un nouveau bras de fer social ce jeudi 12 et demain vendredi 13 mars 2026, suite à l’appel à la grève lancé par les pilotes de la compagnie nationale allemande Lufthansa.
Ce mouvement, qui paralyse principalement les hubs stratégiques de Francfort et de Munich, affecte non seulement le transport de passagers mais aussi le secteur logistique, la filiale Lufthansa Cargo ayant cloué ses appareils au sol.
Rompant avec sa stratégie habituelle d’annulation massive, la direction a annoncé une organisation offensive visant à maintenir au moins 50 % de son programme global.
Selon les prévisions de la compagnie, si les liaisons domestiques et européennes court-courriers subissent le plein fouet du mouvement, plus de 60 % des vols long-courriers devraient être assurés normalement grâce à la mobilisation de personnels non-grévistes.
Il est à noter que les autres entités du groupe, telles qu’Austrian Airlines, SWISS, Brussels Airlines ou encore la filiale allemande Eurowings, ne sont pas concernées par ce débrayage et opèrent selon leurs horaires habituels.
Au cœur du litige, qui s’enlise depuis plusieurs mois, se trouve la question des régimes de retraite : les pilotes exigent une revalorisation substantielle des contributions de l’employeur, arguant d’une dépréciation majeure de leurs prestations de fin de carrière.
Alors que des milliers de voyageurs se pressent aux comptoirs d’assistance, la direction de Lufthansa tente de limiter l’impact sur sa réputation internationale, dans un contexte où la stabilité des hubs européens est déjà mise à mal par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient.
PR